Historique

Pranzac était situé sur la voie antique supposée gallo-romaine d’Angoulême à Limoges, appelée chemin des Anglais qui passait par le Quéroy et Vilhonneur.

Un sarcophage du Ve ou VIe siècle témoigne de l’ancienneté de l’occupation.

L’église, autrefois collégiale, date de l’époque romane. Au XVIe siècle, une chapelle de la Renaissance a été construite par une dame des Cars.

La lanterne des morts du XIIIe siècle surplombe l’ancien cimetière transformé aujourd’hui en place.

Au cours du Moyen Âge, Pranzac se trouvait sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes; il reliait le Limousin à Saintes par Montbron et Angoulême. Une autre voie plus au nord passait par La Rochefoucauld.

Flamenac, à 300 m à l’est du bourg, était un maine et fief important de la paroisse, que l’évêque d’Angoulême arrente en 1452 car ruiné et abandonné à la suite de la guerre de Cent Ans.

Les registres de l’état civil remontent à 1619.

Le hameau de Luget était une des plus anciennes possessions de l’abbaye de Grosbot. Une chapelle y avait été construite en 1121, avec l’autorisation de l’évêque Girard. Cette chapelle devint le siège d’un prieuré, transformé en cénobie vers l’an 1160 ; cet établissement ne subsista que peu de temps.

Le château de Pranzac date du XVe siècle. Il dépendait de la châtellenie de La Rochefoucauld. En 1666, Alexandre Redon, marquis de Pranzac, en était propriétaire. En 1682, sa fille, Marie-Barbe-Françoise Dreux Redon de Salens, épouse François de Pérusse, comte des Cars et de Saint-Bonnet. Le comte des Cars possédait aussi le logis de Chez Monot, qui était la métairie du château. À la Révolution, le comte des Cars émigra et ses biens furent vendus comme biens nationaux. Le château fut abandonné et ruiné.

Bèchemoure était aussi le siège d’un petit fief avec un château construit au XVe siècle. Mais celui-ci fut pris et rasé par le comte des Cars, seigneur de Pranzac, à la suite d’un litige avec le seigneur de Bèchemoure.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d’intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d’Angoulême à Roumazières par Montbron appelée le Petit Mairat; une station était située au bourg. La gare du Quéroy-Pranzac, située dans l’ouest de la commune, était la bifurcation entre la ligne d’Angoulême à Limoges et la ligne de Thiviers se dirigeant vers Nontron.

Au tout début du XXe siècle, l’industrie était représentée par deux moulins sur le Bandiat, dont l’un à cylindres, et par les carrières de pierre de taille de Luget et de Combe Brune. L’élevage de bœufs et de porcs alimentait les foires de La Rochefoucauld, Montbron, et celles de Pranzac qui se tenaient le 12 de chaque mois.